Chers frères, chères sœurs,

Le cœur est tel un dépôt qu’Allah nous a confié, nous devons lui rendre ses droits et en prendre soin. Le musulman se plaint souvent de la cruauté qu’il a envers d’autres musulmans à cause de son cœur, il s’interroge: « je veux soigner ce cœur malade, comment pourrais-je le raffermir? Comment le rendre doux? Et comment pourrais-je le remplir avec le rappel d'Allah? ». Ces cœurs, mes chers frères et sœurs, sont soumis à un contrat envers notre créateur et doivent rendre des comptes.


Plus ces cœurs, se remplissent de mauvaises œuvres et plus son propriétaire s’éloignera d’Allah, ne faisant qu’accroître ainsi ses péchés. Si ces cœurs s’arrêtent dans cette situation, cela sera un grand malheur pour la personne. Comment pouvons-nous donc soigner nos cœurs? Comment faire pour guérir ces cœurs et les rendre doux?


Les traitements légitimes sont enseignés par notre religion et ils sont nombreux. Il existe un médicament (traitement) important pour les cœurs, nous voulons ici le mettre en avant en lui prêtant particulièrement attention, afin de lui consacrer les égards qu’il mérite. Ce médicament n’est autre que la mosquée.
Comment la mosquée peut-elle être un moyen pour soigner le cœur ? Chers frères et sœurs, notre Prophète (sws) a évoqué les sept qui seront sous l’ombre d’Allah le jour où il n’y aura d’ombre que la sienne, et parmi eux figure: ((un homme dont le cœur est attaché aux mosquées)).
Il y a une forte relation entre le cœur et la mosquée, Allah dit: ((C'est cette lumière qui éclaire ces maisons qu’Allah a permis d'élever afin que Son Nom y soit invoqué, et où Le glorifient, matin et soir, des hommes qu'aucun négoce ni transaction ne détournent de la joie d'exalter le Seigneur, d'accomplir la salât ou de faire l'aumône zakât, car ces hommes redoutent un jour où les cœurs seront bouleversés et les regards annihilés d'épouvante, ((e-nour 36-37)).
Ces endroits sur terre éclairés par les lumières célestes, protégés par les ailes des anges, sont les meilleurs endroits auprès d’Allah. Ce sont des lieux de concurrence dans les bonnes œuvres, des lieux de rencontre entre croyants permettant l’accomplissement d’adorations, des lieux où descendent les anges et la miséricorde d’Allah. Ces maisons qui servent à purifier les cœurs, invitent les croyants à répondre ensemble à l’obéissance de Dieu. Ainsi on peut y voir tous les fidèles égaux face à leur créateur, debout, en génuflexion, prosternés et surtout humbles devant Allah.


Mes frères et mes sœurs,

l’appel de la mosquée est en soit une aimable invitation dont nous font part, par la grâce d’Allah, ces maisons magnifiées en son nom, qu’Allah le Tout-Puissant a permis d’élever afin que nous puissions le glorifier. De part cette bénédiction d’Allah, la mosquée est réellement capable de réveiller ces cœurs distraits qui sommeillent et ainsi de les faire revenir à la raison.
De ce fait, le cœur du croyant devient comme une lampe dans la mosquée telle une lanterne suspendue. Et lorsque son cœur est suspendu en ce lieu il obtient ce que nul ne sait à part Allah. C’est ainsi qu’il faut œuvrer car, un homme inséparable de la mosquée, qui y est attaché par amour, est un cœur suspendu à la mosquée.
Il lui a déclaré un amour sans fin, cette déclaration s’exprime également par le fait qu’il soit constamment présent. La fréquentation et la multiplication des allées et venues, l’obéissance qu’il manifeste de part ces actes, cela donne tout son sens à la comparaison du médicament (traitement, se soigner sur la durée) que l’on attribut à la mosquée. Effectivement, c’est un médicament pour ceux qui recherchent la guérison en se plaignant d’une ou plusieurs maladies. Car nos cœurs renferment des maux, des désirs, des passions et des ambiguités.
Lorsque notre prophète (sws) bien aimé est tombé gravement malade (maladie de la mort), pour l’amour qu’il portait à la mosquée, il a demandé à sortir et à ce qu’on l’amène entre deux hommes de sa famille.
Aïcha a déclaré: «comme si je voyais ses jambes trébucher à cause de la douleur, trébucher parce qu'il n'était pas en mesure de les lever du sol.» Ô créature d’Allah, si tu sors pour te diriger vers la mosquée tu es sous la protection d’Allah, tu es en sureté, pris en charge par Allah. Si tu te dirige vers la mosquée purifié, pour prier les prescrites, ta récompense est comme celle du pèlerin en état de sacralisation comme il est rapporté par Abou Dawoud dans le hadith Hassan.

Chers musulmans,

prier la moitié de la nuit n'est pas chose facile, mais nous pouvons obtenir cette récompense en accomplissant la prière du isha, en groupe, à la mosquée. De même, veiller toute une nuit pour prier est quelque chose de difficile et pénible, nous pouvons pourtant obtenir cette récompense en réalisant la prière du Fajr en congrégation à la mosquée.
Quarante jours correspondent à deux cents prières. En accomplissant la takbirah de sacralisation avec l’imam, on obtient deux attestations, elles ne proviennent pas des plus grandes universités mais de celui qui a tout créé. Voici ce que dit le prophète (sws), Selon Anas Ibn Mâlik (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : «Celui qui prie pour Allah pendant 40 jours en groupe en faisant le 1er takbir avec l’Imam, sera exempté de 2 choses: le Feu de l’Enfer, et l’hypocrisie.» (rapporté par At-Tirmidhi, jugé bon). Dans une autre version, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : «Celui qui prie pour Allah pendant 40 jours dans la mosquée de son quartier (proche de chez soi)… ».
En effectuant le premier takbir avec l’imam à la mosquée, voici comment réaliser cela: en premier lieu, on est debout dans le rang lorsque l’imam prononce le premier le takbir de sacralisation, puis prononcer tout de suite le takbir après l’imam, comme cela on aura réaliser deux cents prières en quarante jours. Ainsi on sera donc «…exempté de 2 chose : le Feu de l’Enfer et l’hypocrisie.»
Quelques personnes ont essayé cela et ils ont obtenu de grandes bénédictions, de la tranquillité, de la guidée et de la sérénité. L’application de ce hadith par certaines personnes leur a apporté de la droiture et du changement dans leur vie.
Certains pieux prédécesseurs ont dit : Nous sommes dans un bonheur, si les rois le savaient ils nous auraient combattu avec les épées, ils ont toujours cherché la tranquillité et la sérénité qui se trouve dans ces maisons, c’est-à-dire les mosquées.
Un tel rituel s'engage dans les maisons d'Allah, qu'ils ne sont pas prêts à concéder tout cela: la renonciation du bonheur et du plaisir qu'ils ont trouvé dans les mosquées. Lorsque Harith bin Hassan s'est marié, il a assisté à la prière du fadjr en congrégation, on lui dit: «tu sors alors que tu viens de construire ta vie cette nuit?», il répondit: «si cette femme m'empêche de prier la prière de l'aube en groupe c’est une femme de mal, je ne peux l'accepter.» Il réalisa la prière de l'aube en groupe le matin de son mariage.